Technologies Extraordinaires pour des Gens Extraordinaires

Comment être un consommateur plus conscient

Comment être un consommateur plus conscient

 

Il est difficile de savoir quelle marque de thon est plus durable que les autres ou quelles sont les marques écologiques et celles qui sont vraiment biologiques.

En tant que consommateur conscient, nous équilibrons constamment notre éthique personnelle et nos intérêts vis-à-vis des personnes, des animaux et de l’environnement. Et parfois, la quantité de questions que nous devons poser et les informations que nous devons analyser peuvent nous sembler trop accablantes.

La chose la plus importante est de commencer, qu’il s’agisse d’un grand pas en avant ou d’un petit pas où vous sentez que vous pouvez faire une différence.

Voici trois choses que vous pouvez considérer lorsque vous entreprenez votre cheminement pour devenir un consommateur conscient.

 

1.1. NE LAISSEZ PAS PARFAIT DEVENIR L’ENEMI DE BON

Nous ne pouvons pas toujours être sûrs de ce qui est le mieux pour le monde, alors arrêtez d’essayer d’être parfaits. Une fois que nous acceptons que nous ne ferons pas toujours le choix le plus éthique, nous pouvons nous engager à faire au moins de meilleurs choix aujourd’hui que nous ne l’avons fait hier.

Chaque petite action en faveur d’une vie plus durable est une somme.

Faites donc de petits changements maintenant, comme utiliser une tasse de café réutilisable ou prendre le bus pour aller travailler. Il peut être plus facile de tirer parti de l’élan des petits changements plutôt que d’apporter des changements radicaux soudainement.

 

remplir le caddie tous les jours

 

2.2. SAVOIR POURQUOI VOUS ACHETEZ

Il est important de se concentrer sur ce que les entreprises font de bien et de mal. Qu’est-ce qui ne va pas avec leurs produits, le manque de transparence dans leur chaîne d’approvisionnement, ou comment essaient-ils de nous manipuler pour nous manipuler afin d’acheter leurs produits? Nous avons déjà écrit sur les questions importantes que nous posons avant d’investir dans les entreprises.

En plus de remettre en question les marques auprès desquelles vous achetez, nous devons aussi nous interroger sur nous-mêmes et sur la façon dont nous faisons les choix de consommation.

Achetons-nous des “choses” sans trop y penser? Peut-être par habitude, par impulsion ou par ennui? Ou bien nos choix sont-ils des “choix réfléchis”?

Lorsque vous achetez quelque chose, demandez-vous:”Ai-je vraiment besoin de cela? Il ne sert à rien d’acheter un produit fabriqué de façon durable s’il tombe en morceaux et que vous devrez l’acheter de nouveau dans quelques mois.

Nous devrions nous fâcher contre les entreprises qui nous manipulent pour acheter leurs produits, mais nous devons aussi nous efforcer de nous rendre moins manipulables.

 

3. FOCALISER VOUS SUR LES ENTREPRISES QUI “FONT DU BIEN”.

En plus des petits gains progressifs que nous pouvons réaliser, nous devons aussi réfléchir sérieusement aux façons dont nous et le monde pouvons nous améliorer beaucoup mieux, beaucoup plus rapidement.

La planète est confrontée à des défis de taille. Dans l’état actuel des choses, les gouvernements et les entreprises ne sont pas à l’origine des solutions à ces défis. Ils ne s’en soucieront pas, et encore moins de mettre en œuvre des changements à moins que vous, le consommateur, ne vous en souciiez.

Au lieu de faire comme si de rien n’était, nous avons besoin d’affaires inhabituelles. De nouveaux modèles d’affaires qui relèvent les défis systémiques, comme le changement climatique. Il s’agit d’un changement révolutionnaire et évolutif.

Les entreprises et les gouvernements ne changeront pas à moins que nous, les consommateurs et les citoyens ne l’exigeons. Et pour réaliser des changements significatifs, nous devons faire en sorte qu’ils soient guidés par nos choix éclairés en tant que consommateurs, investisseurs, influenceurs au sein des organisations dans lesquelles nous travaillons et, surtout, en tant que citoyens. Chaque petite action que nous faisons fait une différence.

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Planète Plus Intelligente

Planète Plus Intelligente

Mesure ta pollution dans OWNI

Pour moins de 200 euros, l’association Respire et Labo citoyen tentent de mettre au point un capteur citoyen de surveillance de la qualité de l’air, dont les plans et données sont mises à disposition en licence ouverte. Un complément aux mesures officielles et un vrai outil politique.

À peine arrivé à la table matinale de ce café parisien, Gabriel Dulac sort son tournevis pour offrir au regard le contenu du capteur citoyen de qualité de l’air. À l’intérieur de cette espèce de boîtier gris EDF, gros comme une boîte à sucre, le strict minimum vital : un mini ordinateur, deux capteurs, une batterie et une clef 3G pour transmettre les données. Le tout en “full open hardware”, terme que répète avec méthode Olivier Blondeau, docteur à Sciences Po : “présenter l’objet ouvert fait partie de notre démarche”. Né de la rencontre de ce duo de Labo citoyen et del’association Respire, le projet Citoyens capteurs vise à rendre abordable pour 200 euros un système fiable de relevé de la qualité de l’air, avec plans et données en format open source.

 

Des capteurs intelligents citoyens, pour mieux respirer dans « Planètre plus intelligente, le supplément du Monde.fr

planete plus intelligente

 

En septembre 2012, l’Institut de veille sanitaire publiait l’enquête « APHEKOM » sur les effets de la pollution atmosphérique en ville. Dans les villes étudiées, les valeurs de particules et d’ozone sont supérieures aux valeurs recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce qui conduit à réduire l’espérance de vie de 3,6 à 7,5 mois.

Un simple respect de ces valeurs permettrait un bénéfice économique estimé à près de 5 milliards € par an.

La pollution atmosphérique est pour une large part « invisible ». Dans les 15 mètres cubes d’air respirés chaque jour par un adulte, se concentrent quantités de produits dangereux pour la santé qui ne sont pour la plupart ni vus ni sentis. Pour sortir de ce cercle vicié de l’invisibilité menaçante et de la peur impalpable, un collectif d’ingénieurs et de sociologues, réunis au sein de l’association Labo Citoyen, a lancé depuis près d’un an, un programme de recherche et d’action, Citoyens Capteurs, autour de la question de la pollution urbaine.

Quand les citoyens brassent de l’air dans Vivagora

Les mesures réalisées pour évaluer la qualité de l’air que nous respirons donnent-elles une vision claire des pollutions atmosphériques
? Des citoyens dubitatifs choisissent de mettre en place leurs propres réseaux de mesures indépendants et ouverts à tous.

Pics de pollution, smog, alerte à l’ozone… et si le citoyen soucieux de son environnement pouvait apporter sa petite participation pour mesurer lui-même les pollutions de l’air qu’il respire ? Et si lui, et d’autres, partageaient ces données recueillies afin de dresser une cartographie des pollutions mise à disposition du plus grand nombre ?

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Strate College et Labo Citoyen s’associent

Strate College et Labo Citoyen s’associent

A l’occasion du Forum Netexplo, le Strate College et Labo Citoyen s’associent pour réfléchir à la question de la mesure citoyenne de la pollution de l’air

A l’occasion du Forum Netexplo qui se tiendra les 14 et 15 février prochain, la Labo Citoyens (lauréat des 100 innovations les plus prometteuse pour l’année 2013 pour son projet « Citoyens Capteurs »), initie un partenariat de longue durée avec Strate Collège, Ecole de Design Industriel, pour promouvoir l’innovation sociétale, durable et citoyenne.

Pendant toute une semaine, une vingtaine d’étudiants en design de 4ème année, encadrés par leurs enseignants et les membres de l’association Labo Citoyens va réfléchir au projet Citoyens Capteurs dans sa globalité.

S’intéressant non seulement aux questions technologiques, mais aussi et surtout aux implications sociétales qu’impliquent ce projet, ils proposeront à travers des scénarii d’usage, des esquisses, voire des proposition de design du capteur lui-même de donner ce projet toute sa pertinence pour répondre aux mieux aux interrogations des citoyens concernant la pollution qui les entoure.
Les réalisations des étudiants seront présentées en « work in progress » le 15 février au Forum Netexplo à l’Unesco.

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CITIZENAIR.IO : Libre comme l’air, la plateforme de partage de mesures environnementales

CITIZENAIR.IO : Libre comme l’air, la plateforme de partage de mesures environnementales

La captologie citoyenne avance librement mais sûrement !

A travers le slogan « Des technologies extraordinaires pour les gens ordinaires », l’association Citoyens Capteurs oeuvre à mettre entre les mains des habitants, des associations ou des collectivités locales des technologies de captation de leur environnement, à rendre accessible l’intelligibilité des données mesurées et à garantir l’ouverture du savoir local ainsi produit par les usagers des capteurs communicants et connectés.

Les dernières technologies de l’internet des objets peuvent soutenir non pas seulement des usages privatistes mais, suivant une politique du « Nous Quantifiant », doivent aider à rendre visible l’invisible à travers des mesures géo-situées venant nourrir en données factuelles les actions publiques en faveur de la lutte contre la pollution.

 

A l’occasion de la Journée du Numérique 2014 de l’Université Paris Descartes, les Citoyens Capteurs présentent leurs nouveaux dispositifs de mesure de la pollution de l’air.  Dans la perspective de permettre aux habitants de mesurer leur exposition à la pollution là où ils respirent et de partager des données de qualité commensurables avec les taux globaux des organismes certifiés, deux éléments innovants ont été mis en place.

En partenariat avec les FabLab hackEns et Fabelier, les Citoyens Capteurs ont développé  :

  • Un capteur de mesure de la pollution de l’air qui permet de mesurer précisément l’impact de polluants issus de la combustion des énergies fossiles (Dioxyde d’Azote – NO2). Le capteur communiquant permet d’envoyer en temps réel des mesures et de les géolocaliser précisément grâce à un module GPS ;
  • Une interface, baptisée CitizenAir.io permettant de stocker et de visualiser les données envoyées par le capteur. Les données apparaissent ainsi simultanément sur sur une carte (OpenStreet Map) et sur une ligne de temps. Elles peuvent facilement et librement être exportées en fonction de la date ou du lieu de captation  sous forme d’opendata à partir d’une interface. Orientée mobile, cette interface est accessible depuis un téléphone mobile ou une tablette et permet de visualiser les mesures en temps réel.

Attachés à la liberté d’accès à la connaissance et battant en brèche les biais de certains projets dits Open Source, les Citoyens Capteurs ont décidé d’ouvrir radicalement le projet en mettant en ligne :

  • Les tutoriaux sous licence Open Hadware Licence afin de pouvoir monter soi-même son propre capteur ;
  • Les sources sous licence GNU GPL V3 de l’application de stockage et de visualisation des données ;
  • Les données de mesure sont quant à elles disponibles sous licence Open Data Commons.
Vous pouvez retrouver toutes les sources sur le Wiki de l’association.
Ces projets étant réalisés à titre bénévole et sur les fonds propres des membres de l’association, n’hésitez à pas à contribuer par vos retours de développements et d’usages ainsi que par un soutien financier selon vos moyens  pour que se déploie un réseau de capteurs citoyens (cf la colonne de droite du blog).
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Pour un Internet des Objets citoyen : vers une intelligence collective environnementale

Pour un Internet des Objets citoyen : vers une intelligence collective environnementale

Du consommateur capté au citoyen capteur.

Face à l’inflation du discours autour des Big Data d’une part et d’autre part, le développement de l’Internet des Objets, qui s’exprime notamment dans les promesses des Smart Cities ou des Smart Grids, le citoyen a de plus en plus conscience d’être confronté à un monde de données et d’algorithmes dans son activité ordinaire en ligne. Le développement des capteurs, des puces et autres choses connectés accroit le volume de ces données et ouvre le marché des services de traitement à valeur ajoutée de ces Big Data, censés améliorer la gestion des flux (flux de communication, de trafic, de circulation de l’énergie). Il n’en reste pas moins que la captation passive des données par différents dispositifs dont serait porteur des « objets »  pourrait dessaisir le citoyen de ses capacités de réflexion et d’action sociales, politiques ou environnementales.

Loin de rejeter ces technologies, le Labo Citoyen souhaite s’inscrire dans le débat en redonnant toute sa centralité à l’intelligence collective des citoyens qui s’approprient l’Internet des Objets et les Big Data. Entre être calculé ou calculer,  il existe une marge d’autonomie pour des usages citoyens des données produites par les nouveaux objets communicants.

Le Labo Citoyen, laboratoire d’innovation et d’expérimentation de plein air, se situe dans la perspective non pas du consommateur capté et moins encore du consommateur instrumentalisé par des « objets intelligents », que celle du citoyen capteur, qui participe à la construction d’une intelligence collective instrumentée par ces objets sensibles et communicants. Il propose de forger des outils, des prototypes, des dispositifs de visualisation, des méthodologies visant à conférer une « capacité active » aux citoyens pour interpréter leur environnement, le capter et  le mesurer et in fine agir sur lui. Le Labo Citoyen se propose ainsi d’accompagner les citoyens, les collectivités, entrepreneurs, décideurs politiques et associatifs dans la culture de la mesure, de la donnée environnementale afin de ne pas céder à une sorte de « panique métrique », qui nous conduit bien souvent à préférer ne savoir ou à déléguer à des machines la gestion de notre quotidien. Le Labo Citoyen ambitionne de placer le « Nous quantifiant» comme figure emblématique des dernières innovations technologiques représentées par l’Internet des Objets à rebours de la version parfois privatiste désignée sous l’appellation de « Soi quantifié.» Contribuer à un vaste mouvement de cartographie de la pollution ou de la mesure de la consommation d’énergie en mettant les données ouvertes à la disposition de tous, c’est là que se situe l’enjeu véritablement citoyen de l’Internet des Objets. Convaincre les pouvoirs publics, les entreprises, grandes et petites, les politiques que le citoyen peut être un praticien éclairé de ce monde des Big Data en ne subissant pas la mesure mais en étant le producteur et l’interprète, c’est là encore un des enjeux de l’émergence de cet Internet des Objets.

Car enfin, à quoi serviront ces compteurs dits intelligents que l’on veut installer dans nos foyers ? A permettre aux gestionnaires de réseau de transport ou de distribution de l’électricité de couper à distance l’électricité de notre foyer lorsque nous ne sommes plus en mesure d’en payer la facture ? Optimiser le réseau en cas de microcoupures ou de pointes de tension, connaître en temps réel les courbes de charges de consommation électrique des ménages pour proposer de nouveaux types de facturation en mode crédit ? Pourquoi pas. Mais ces compteurs doivent aussi servir, dans un contexte où la consommation d’énergie devient un enjeu fondamental pour l’avenir de la planète, de permettre aux citoyens d’abord de se rendre compte qu’ils consomment de l’électricité pour ensuite agir en conséquence de cause.

Etre le sujet de la mesure et non son objet est l’un des enjeux anthropologiques que soulèventl’Internet des objets et l’ère du Big Data.

 

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Vers une anthropologie de l’internet des objets  non compétitive

On nous dit que depuis 2011, il y aurait plus de machines connectées que d’humains : 9 milliards de cartes SIM M2M contre 6 milliards d’Humains. Doit-on s’en féliciter ou s’en inquiéter ? Ce récit compétitif de l’Internet des objets laisse croire que les machines ont supplanté les humains dans la communication, la gestion de leur vie quotidienne (remplir leur frigo, se chauffer, conduire leur voiture, se déplacer, etc.)

Or humains et machines mais aussi animaux et végétaux se trouvent désormais connectés aux réseaux de communication (internet, mobile, NFC et autres réseaux sans fil) à travers différents terminaux, au travers des puces et des capteurs. Devons nous pour cela rejoindre les adeptes du transhumanisme et leur imaginaire de l’homme augmenté, dont le plus souvent les premières expérimentations s’exercent sur les plus fragiles d’entre nous (enfants, personnes âgées, malades ou en situation de handicap) ?  A rebours de cette idéologie qui nous donne comme horizon la mutation de l’espèce humaine et un devenir machinique de l’humain (Université de la Singularité etc.), l’anthropologie des citoyens capteurs se veut une anthropologie symétrique non compétitive et non dualiste entre les humains et les non-humains.

Tout comme les animaux sont nos compagnons d’espèce, les machines à communiquer (mobile, réseaux de capteurs, compteurs dits intelligents…) sont amenés à devenir de fait nos compagnons d’existence. Notre attachement à un artefact technique ou un animal de compagnie ne nous oblige pas à muter mais juste à bien vivre avec d’autres espèces et d’autres machines auxquelles nous sommes connectés. Une connexion qui s’accomplit pratiquement sous un mode disjonctif à travers de micro-déconnexions quotidiennes contrairement aux conceptions binaires des laïus sur l’hyperconnexion contemporaine. Dans le cadre d’une anthropologie symétrique entre humains et non-humains, incluant l’espèce humaine, le vivant, l’animal et l’artefact, une relation de compagnonnage faite de matérialité, d’incarnation et de responsabilité nous lie. Car nous prêtons vie aux artefacts technologiques dans nos discours et représentations, nous conférons de l’autonomie aux machines et nous faisons parfois corps avec elles dans nos pratiques quotidiennes.

Une datadémocratie, Big Data, que feras-tu pour nous ?

Le projet Citoyens Capteurs, un des projets portés par le Labo Citoyen, s’inscrit dans une politique de mise en transparence de la pollution atmosphérique pour sortir de l’invisibilité menaçante et de la culture de la peur. En permettantà tous de participer de la coproduction données de pollution, de  les mettre à disposition en temps réel dans un datastore et d’autoriser leurs publicisations et réappropriations sous différentes formes, les dispositifs de capteurs communicants de Labo Citoyen s’ancrent dans le mouvement de l’open data dont la conséquence trop souvent négligée en France est le principe d’accountability.

L’Accountability, c’est à la fois un principe de responsabilisation, mais aussi d’après son origine sociologique, un principe selon lequel il existe un pacte de factualité qui responsabilise. La mesure la pollution, mesure la plus exacte possible et surtout mesure située à l’endroit où l’on respire, permet de rendre la pollution tangible et visible aux différents acteurs du problème à travers données ouvertes. Il n’est plus possible de « ne pas voir ni sentir. » Il s’agit de produire un pacte de factualité responsabilisante, qui engage chacun des acteurs du problème « pollution. » C’est bien cette mesure de qualité complémentaire et commensurable aux taux globaux de pollution des organismes scientifiques co-produite par les Citoyens Capteurs qui est au cœur de cette accountability et définit la citoyenneté à l’ère de l’Internet des Objets. Cela suppose une association féconde entre les habitants devenant agents de la mesure située et les organismes spécialisés dans la mesure des polluants. Cette association féconde entre citoyens, scientifiques et décideurs politiques, inscrite dans la tradition des Citizen Science et des Street Science, ne peut pas s’affranchir de débats politiques autour de la question de la justice environnementale.

Nous émettons l’hypothèse hardie que contrairement à Big Brother, Big Data pourrait faire quelque chose pour nous si ses précieuses capacités de calcul résolument étaient mises à la disposition de tous pour tous. L’Internet des Objets peut être accepté par tous si le citoyen devient acteur de la captation et de la mesure et non pas son objet dans un rapport passif à la donnée captée. L’acceptabilité d’un monde de connexion étendue des humains aux capteurs, des animaux aux puces est pensable à la condition que le calcul des données engendrées par la multiplication des données ouvertes inspire des applications et services utiles et solutionnant. S’ouvre alors le champ du design des données environnementales ouvertes (cartes, vocalisations, mobilier urbain, applications mobiles etc.),  et des technologies  non-intrusives d’éco-feedback pour que l’Internet des Objets ne soit pas le prochain cauchemar de la privacy.

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