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Planète Plus Intelligente

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Mesure ta pollution dans OWNI

Pour moins de 200 euros, l’association Respire et Labo citoyen tentent de mettre au point un capteur citoyen de surveillance de la qualité de l’air, dont les plans et données sont mises à disposition en licence ouverte. Un complément aux mesures officielles et un vrai outil politique.

À peine arrivé à la table matinale de ce café parisien, Gabriel Dulac sort son tournevis pour offrir au regard le contenu du capteur citoyen de qualité de l’air. À l’intérieur de cette espèce de boîtier gris EDF, gros comme une boîte à sucre, le strict minimum vital : un mini ordinateur, deux capteurs, une batterie et une clef 3G pour transmettre les données. Le tout en “full open hardware”, terme que répète avec méthode Olivier Blondeau, docteur à Sciences Po : “présenter l’objet ouvert fait partie de notre démarche”. Né de la rencontre de ce duo de Labo citoyen et del’association Respire, le projet Citoyens capteurs vise à rendre abordable pour 200 euros un système fiable de relevé de la qualité de l’air, avec plans et données en format open source.

 

Des capteurs intelligents citoyens, pour mieux respirer dans « Planètre plus intelligente, le supplément du Monde.fr

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En septembre 2012, l’Institut de veille sanitaire publiait l’enquête « APHEKOM » sur les effets de la pollution atmosphérique en ville. Dans les villes étudiées, les valeurs de particules et d’ozone sont supérieures aux valeurs recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce qui conduit à réduire l’espérance de vie de 3,6 à 7,5 mois.

Un simple respect de ces valeurs permettrait un bénéfice économique estimé à près de 5 milliards € par an.

La pollution atmosphérique est pour une large part « invisible ». Dans les 15 mètres cubes d’air respirés chaque jour par un adulte, se concentrent quantités de produits dangereux pour la santé qui ne sont pour la plupart ni vus ni sentis. Pour sortir de ce cercle vicié de l’invisibilité menaçante et de la peur impalpable, un collectif d’ingénieurs et de sociologues, réunis au sein de l’association Labo Citoyen, a lancé depuis près d’un an, un programme de recherche et d’action, Citoyens Capteurs, autour de la question de la pollution urbaine.

Quand les citoyens brassent de l’air dans Vivagora

Les mesures réalisées pour évaluer la qualité de l’air que nous respirons donnent-elles une vision claire des pollutions atmosphériques
? Des citoyens dubitatifs choisissent de mettre en place leurs propres réseaux de mesures indépendants et ouverts à tous.

Pics de pollution, smog, alerte à l’ozone… et si le citoyen soucieux de son environnement pouvait apporter sa petite participation pour mesurer lui-même les pollutions de l’air qu’il respire ? Et si lui, et d’autres, partageaient ces données recueillies afin de dresser une cartographie des pollutions mise à disposition du plus grand nombre ?